MENU
Mathieu Olivier se plaît avec le Phoenix

Acquis il y a maintenant presque deux mois des Cataractes par le Phoenix, l’attaquant Mathieu Olivier a amorcé il y a quelques semaines sa dernière saison dans le circuit Courteau. Ancien choix de septième ronde des Wildcats de Moncton en 2013, le gros patineur en sera à sa troisième équipe après un passage fructueux avec les Cataractes lors duquel il a participé à une finale de la Coupe du Président en 2015-2016.

Avant de débuter la saison avec le Phoenix, Mathieu a toutefois goûté pour une seconde fois au hockey professionnel avec un deuxième passage au camp des recrues des Predators de Nashville. Et c’en fut un marqué par l’improvisation, dit-il, alors que la météo s’est mise de la partie, affectant ainsi lourdement les plans établis par la formation du Tennessee.

«Nous étions supposés aller jouer en Floride, mais à cause de l’ouragan nous avons seulement affronté le Lightning dans une série de matchs au lieu de participer à un tournoi à quatre équipes. C’était une très belle expérience d’affronter d’excellents joueurs comme Mikhail Sergachev, Mathieu Joseph et Taylor Raddysh, et de vivre cela avec un de mes très bons amis en Samuel Girard», de sourire le centre droitier, qui évolue toutefois souvent à l’aile depuis le début de la campagne.

Dès le tout début, les Preds semblaient d’ailleurs déjà prêts à garder son ancien partenaire chez les Cataractes dans leurs rangs pour débuter la saison. La vedette de Roberval a, selon lui, des capacités lui permettant d’accomplir un tel exploit à seulement 19 ans.

«Samuel Girard est totalement apte à jouer dans la LNH. Quand tu joues avec Roman Josi et que tu obtiens la première étoile dans ton premier match préparatoire, ça en dit long sur tes capacités. Samuel est tellement intelligent et rapide même défensivement, et malgré ce qu’on peut penser il est capable d’en prendre physiquement. Je sais qu’il saura bien faire et il mérite cette chance, il a travaillé extrêmement fort pour y arriver», mentionne-t-il.

La saison dernière, les Predators ont connu sans contredit leur campagne la plus glorieuse depuis leur entrée dans la LNH avec une présence en finale de la Coupe Stanley. Toutefois, au lieu de s’en satisfaire et s’en servir pour mettre de la pression sur les jeunes, les membres de l’organisation voulaient plutôt se concentrer sur ce qu’il manque pour devenir une équipe championne.

«On sent que l’équipe voit gros pour le futur et qu’elle est sur le bon chemin, mais elle ne vit pas dans le passé. Tout le focus est sur le présent et le futur rapproché. Je ne m’attendais pas à ce que les partisans soient aussi passionnés non plus, il y avait beaucoup de fans et l’ambiance était excellente autour de l’équipe et dans la ville».

Avant de revenir à Sherbrooke pour amorcer sa dernière saison junior, le personnel de l’équipe a rencontré le principal intéressé pour lui expliquer ce qu’il a bien fait au cours du camp.

«Les Preds ont vraiment aimé ma progression au cours de la dernière année et mon intensité. J’avais été à leur camp en 2016 donc ils ont vraiment pu comparer, et ils croient que c’est positif que je puisse constamment améliorer des éléments de mon jeu, année après année. Comme ils sont étaient tout près de la limite de contrats, ils ont préféré garder peu de joueurs pour leur camp principal, mais ils m’ont dit qu’en situation normale j’aurais aisément mérité une place au gros camp», explique-t-il.

 

Maintenant qu’il s’est habitué au bleu et au beige, Mathieu Olivier voit plusieurs points encourageants chez le Phoenix alors que la saison est encore toute jeune.

«Malgré les insuccès des années passées, l’organisation a énormément de classe et est gérée par des hommes de hockey très intelligents et compétents comme Jocelyn Thibault, Stéphane Julien et Pascal Rhéaume. Ils ont de l’expérience concrète du hockey de haut calibre. On a en plus un préparateur physique très reconnu en Éric Joly, et un nutritionniste qui nous conseille chacun selon nos besoins spécifiques. La philosophie d’organisation ressemble aussi à celle des Cataractes, alors que l’éthique de travail et l’imputabilité sont des éléments très importants».

Un des nouveaux rôles de Mathieu se trouve également sur le jeu de puissance. Avec les Wildcats puis les Cataractes, le #24 n’a jamais obtenu un rôle très offensif alors qu’il n’a réussi que deux buts en carrière sur l’attaque massive. Ne soyez pas surpris de le voir gonfler cette statistique cette saison alors que Stéphane Julien l’utilise régulièrement dans un tel contexte.

«Disons qu’avec les Cats, on avait quelques joueurs qui passaient devant moi pour ça, rigole-t-il. J’aime beaucoup ce qu’on a comme outils. Il nous manque un gros morceau en Luke Green mais ça donne la chance à d’autres de se faire valoir. À plein effectif, on devrait être assez productifs».

Et si plusieurs ont des doutes sur les deux portiers du Phoenix, Mathieu Olivier n’a absolument aucune inquiétude à l’endroit du #1 de l’équipe.

«J’ai affronté Evan Fitzpatrick en séries il y a deux saisons et il nous a donné de sérieux maux de tête. Il a réussi une des plus grandes performances de l’histoire de la ligue, dans ce match où on avait presque 80 lancers et que ça nous a pris un tir voilé qui touche les deux poteaux avant d’entrer pour le battre. On a également plusieurs joueurs qui peuvent apporter beaucoup comme Hugo Roy et Thomas Grégoire aussi, et un jeune comme Samuel Poulin qui est excessivement talentueux. Je crois que quand tous les morceaux tomberont en place, on va surprendre bien du monde», dit-il très sérieusement.

plus de nouvelles
Le Phoenix freiné par Alexis Gravel
Il y a 4 heures
Victoire pour Halifax
Il y a 7 heures
2017-10-21 - Mooseheads de Halifax 3 vs Phoenix de Sherbrooke 1
Il y a 8 heures
Jour de match : les Mooseheads sont en ville.
Il y a 16 heures
La séquence du Phoenix prend fin
Il y a 1 jour
2017-10-20 - Océanic de Rimouski 5 vs Phoenix de Sherbrooke 2
Il y a 1 jour