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Evan Fitzpatrick heureux dans le changement

Dimanche matin. Enfin, une journée de repos pour Evan Fitzpatrick. Celui qui s’entraîne pratiquement chaque jour depuis près de deux mois se permet une rare pause après un camp fort exigeant avec les Blues. Il gardera toutefois de bons souvenir de son passage au Missouri, lui qui est arrivé dans une forme resplendissante et prêt à tout faire pour impressionner son mentor Martin Brodeur et la direction de l’équipe.

« Ce sont de longues journées mais on apprend beaucoup! J’ai eu d’excellents résultats aux tests physiques et je me sentais bien sur la glace alors en général c’était une belle semaine. Je suis un peu plus habitué maintenant, ce n’est plus mon premier camp avec les Blues alors je suis aussi à l’aise pour aider les plus jeunes », indique celui qui a signé son premier contrat professionnel à la fin du mois de Mars, devenant ainsi le troisième joueur repêché par le Phoenix à signer un contrat d’entrée dans la LNH après Daniel Audette et Jérémy Roy.

Les Blues ont d’ailleurs passablement changé de visage au niveau des entraîneurs depuis douze mois, notamment en remplaçant Ken Hitchcock par Mike Yeo derrière le banc et en offrant le poste d’entraîneur des gardiens à David Alexander, lui qui occupait les mêmes fonctions en plus de celle de coach vidéo avec le Crunch de Syracuse depuis 2013. Il n’aura toutefois pas été trop compliqué pour les joueurs de s’adapter, car chacun sait ce qu’il a à faire une fois sur la glace.

« Les mouvements de personnels pour ce qui est des coachs ne nous ont pas vraiment affecté. Peu importe qui est là, tu veux leur prouver que tu as ta place et que tu as le potentiel de remplir un poste, plus à moyen terme en ce qui me concerne », explique Fitzpatrick avec maturité, lui qui a déjà commencé à utiliser les jambières de nouveau format LNH la saison dernière. « Ce n’est pas obligatoire dans la LHJMQ, mais je m’habitue déjà à les porter comme ça si je joue un match préparatoire je serai à l’aise. Je ne vois pas d’énormes différences sinon qu’elles sont un peu plus légères et donc permettent une meilleur mobilité, mais laissent plus de petits trous pour les tireurs », détaille-t-il.

Le changement le plus notable pour le gardien de 6’03’’ aura été une décision personnelle, lui qui a décidé de joindre un nouveau groupe de camarades d’entraînement.

« J’ai changé de gym cet été. Je m’entraîne maintenant avec entre autres Drake Batherson des Eagles, Shaun Miller de l’Armada, et les frères Luke et Matt Green. J’aime bien ça avec eux et on se pousse beaucoup mutuellement, surtout Luke et moi. Je passe un peu plus de temps sur glace que lors des derniers étés alors je crois que ce sera bénéfique », croit Fitz.

Et il aura à nouveau à composer avec la nouveauté en arrivant à Sherbrooke. Jean-François Labbé, son entraîneur des gardiens depuis trois saisons, a quitté pour la LAH à temps plein et le Phoenix est actuellement à la recherche d’un employé pour le remplacer.

« J’ai parlé à Jocelyn à ce sujet et il est en train de passer en revue des candidats pour le poste d’entraîneur des gardiens. Comme il ne les connaît pas tous personnellement, il prend le temps de les rencontrer un par un et c’est pourquoi ça prend plus de temps. Je n’ai pas de problème avec ça du tout, c’est la preuve qu’il fait les choses correctement », dit-il sans la moindre inquiétude.

Si le Phoenix devait par malchance ne pas avoir d’entraîneur des gardiens au début du camp, Evan pourrait tout de même se tourner vers Thibault pour l’aider en cas de besoin, ou encore vers son entraîneur de gardiens à Halifax, Brad MacCharles, pour lui prodiguer des conseils à distance.

« Si j’ai des questions ou que je veux travailler sur une facette en particulier, Jocelyn et Brad sont extrêmement compétents et ils me sont facilement accessibles. Je n’ai qu’à envoyer une courte vidéo ou un petit texte à Brad et il sait très bien m’aider par téléphone. Je suis habitué à n’avoir qu’un entraîneur à temps partiel aussi donc ce ne sera pas la fin du monde, j’en suis certain! »

À moins d’une surprise, le Phoenix amorcera la saison avec deux portiers haligoniens de 19 ans. Les deux gardiens sont de très bons amis et la chimie entre les deux n’a cessé d’évoluer depuis qu’ils se sont retrouvés la saison dernière. Lorsqu’on parle à Fitz de son partenaire Brendan Cregan, on sent beaucoup de respect au travers un brin de sarcasme.

« S’il a déjà dit qu’il aimait être sur la même équipe que moi, eh bien c’est un bon menteur car il sait bien qu’il ne pourra jamais prendre mon poste! Blague à part, j’adore Creegs et c’est la première fois que je suis aussi près d’un autre gardien de but. C’est un coéquipier hors pair, tout le monde l’apprécie dans la chambre parce qu’il est toujours souriant et agréable à côtoyer, peu importe comment va l’équipe. Même s’il est encore relativement nouveau avec nous, il agit déjà comme un grand frère pour les plus jeunes. On a une relation très saine et on adore se pousser mutuellement à être meilleurs. Je ne peux simplement pas demander pour un meilleur partenaire dans les buts! »

Les deux dernières saisons n’ont pas été fantastiques pour Evan, tant au point de vue statistique que collectif. Le gardien avec le plus de matchs dans l’histoire du Phoenix est dû pour exploser et connaître enfin une saison à la hauteur de son talent, et il croit que l’ensemble des changements dans son entourage, combiné à un noyau de joueurs presque intact, contribuera à faire grimper les Oiseaux au classement. Fitz vise d’ailleurs à inscrire son nom dans l’histoire de la franchise en permettant au Phoenix de passer au moins une ronde en séries.

« Je suis tout-à-fait conscient que je dois être à mon meilleur et être plus constant si on veut gagner cette saison, et je crois que nous sommes équipés pour surprendre. On a plusieurs joueurs de 19 et 20 ans de qualité qui voudront quitter la ligue sur une bonne note, dont moi. On sait que si on veut faire carrière dans le hockey, c’est une saison cruciale pour chacun de nous et je sens que nous sommes plus gonflés à bloc que jamais. La voie est libre pour nous, parce qu’à part une ou deux équipes dont je crois l’Armada, le talent est vraiment bien réparti et tout le monde pourra gagner chaque match. J’ai confiance que si on n’a pas trop de blessures comme l’an dernier, on a tout pour finir pas mal plus près du haut que du bas du classement. Après ça, tout peut arriver en séries! », entrevoit l’ancien choix de première ronde des Oiseaux.

Parmi les nouvelles additions du Phoenix, se trouve Bailey Peach. Comme Bailey a évolué avec le frère d’Evan, Lucas, à Newbridge Academy (2014-15) et avec le Wolfpack de Cole Harbour la saison dernière, le vétéran portier a déjà entendu parler de son prochain coéquipier et a déjà une bonne idée de son talent.

« Bail est un petit attaquant ultra rapide qui a un tir dévastateur. Mon frère doit souvent l’affronter en pratique et il dit que ce n’est pas toujours évident! Il faudra à Bailey quelques matchs pour se mettre à l’aise dans la LHJMQ et il sera très dangereux. Mais je souhaite qu’il sache, il pourra marquer des buts sur Brendan en pratique, mais qu’il ne se fasse pas trop d’attentes quand ce sera contre moi parce qu’il va être déçu! », conclut Evan sur un ton à moitié sérieux.

 

Propos recueillis par François Carignan

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